CLub de l'Histoire de l'Anesthésie et de la Réanimation

Cyprien Oré : Découverte de l’anesthésie intraveineuse

Gallon Philippe

date de publication : 1874

  mise en ligne : dimanche 16 mars 2008


Bordeaux, hôpital Saint-André, le 9 février 1874, 17h. Le professeur Oré, chirurgien de l’établissement, entreprend, en urgence, de traiter un tétanos à la phase aiguë, chez un homme de 52 ans, par sédation, grâce à la méthode des injections intraveineuses de chloral. Il injecte, en 2 fois, dans la veine basilique 9 grammes de chloral dilués dans 10 grammes d’eau : « aussitôt le patient tombe dans un sommeil tranquille. La raideur musculaire disparaît et la respiration devient calme et régulière ». Il en profite pour faire un parage de la plaie : « l’anesthésie était si complète que j’ai pu explorer, à mon grè, le doigt écrasé, alors qu’avant l’injection, la moindre pression y occasionnait les douleurs les plus vive. Je me décidai à faire l’avulsion de l’ongle et le malade ne proféra pas les plus légères plaintes ». Le sommeil dura 11h. Au total, Oré fit 4 injections. Le patient, guéri, rentra chez lui le 28 février. Il est admis qu’il s’agit de la 1ère anesthésie par voie intraveineuse réalisée.

CYPRIEN ORÉ : DÉCOUVERTE DE L’ANESTHÉSIE INTRAVEINEUSE
JEPU - 22/03/2002

Commentaires d’Oré après cette expérience :
- innocuité des IV de chloral : « sans la plus légère trace de phlébite ». Optimisme un peu rapide, car, nous le verrons, c’était justement là le principal problème.
- insensibilité est absolue, rapide et longue, si « le produit est mis immédiatement en contact avec le sang ».
- enfin, le chloral est un bien meilleur anesthésique que le chloroforme « dont il n’a aucun des phénomènes asphyxiques inquiétants qu’on lui connaît ».
[Les complications] - [Les attaques] - [Qui était Cyprien Oré] - [Bibliographie]

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Comment Oré en était-il arrivé là ? Il cherchait depuis 2 ans déjà : « du comment et de la difficulté de faire pénétrer directement dans le sang des substances nécessaires pour réparer les matériaux usés de l’organisme utile à l’entretien de la vie et de la santé ». Découvert en 1832 par Liebig, le chloral était connu pour ses effets sédatifs dans le tétanos, la rage, la chorée ou l’épilepsie. Calmant et tonique utérin dans les accouchements. Utilisé aussi comme « anesthésique », par voie buccale, pour des opérations légères ou dites « externes » : pansements, ulcères ou plaies. Par ailleurs, d’autres avaient essayé avant lui la voie intraveineuse : Percy, injections d’opium-belladone-datura dans le tétanos, Magendie, eau tiède dans le choléra, Landes, un bordelais, utilisa l’eau chaude dans la rage... Oré pensa tenir la solution en associant les deux : l’hydrate de chloral en intraveineux et débuta les expérimentations animales en 1871, soit 44 observations. Il passa à l’acte, sur l’homme, en décembre 1872, mais seulement pour sédation, sans intervention chirurgicale et envoya une note de synthèse à la Société de Chirurgie, le rapporteur en était Bouillaud. Il démarrera ses 1ères interventions « réglées » le 1er mai 1874.

Le chloral résulte de l’action ultime du chlore sur l’alcool. L’addition d’eau donne l’hydrate de chloral. En thérapeutique, il fut employé un peu à toutes les sauces et sans trop de discernements : « un fleuve de chloral a coulé et toutes les maladies y ont été indistinctement plongées », même en injection locale, pour « traiter des érections incomplètes de la verge par varice de la veine dorsale de la verge suite à la blennorragie ou à la masturbation trop active ». Ses inconvénients : irritant et agressif, caustique, provoquant des veinites, voire de véritables nécroses tissulaires si l’injection se fait en péri veineux, pro coagulant et hémolytique, sommeil trop prolongé, et enfin, tout ceci se passait avant la découverte ou plutôt, l’application de l’antisepsie : la phlébite infectieuse « suppurée » guettait chaque injection…

Oré codifia sa technique : une seringue de Pravaz, graduée en _ ml (1gr = 1ml), tamis-filtre pour stopper les impuretés, trocart, canule en or ou en platine pour « éviter les réactions chimiques ordinaires du métal sur le sang », limiter les doses « ne pas pousser jusqu’à l’insensibilité absolue de la cornée et de la conjonctive », faciliter le réveil avec des stimulations par courant électrique, les électrodes étant placés sur le trajet du pneumogastrique « pour tirer le malade de son engourdissement, l’anesthésie peut prendre fin à la volonté du chirurgien », enfin trois personnes pour l’aider : une pour surveiller le pouls, une pour la respiration, une pour s’occuper de l’appareil électrique

Les complications

Le premier patient d’Oré, celui de décembre 1872, mourut une semaine plus tard, après une phase d’amélioration. Il fit 8 injections et malgré avoir varié les sites d’injections, une veinite douloureuse et fébrile s’était déclarée, de tout le bras droit, ce qui lui fit stopper les injections. Il en conclut « que ce n’était pas la veinite qui avait précipité le décès, mais d’avoir arrêté trop tôt les injections », intimidé par cette veinite qui, d’après lui, n’était pas majeure.

En août 1874, Oré réalisa une orchidectomie. L’anesthésie dura 3 h mais le malade dormi 24h de plus. Malheureusement, le patient mourut au 10ème jour d’un tétanos… A ce moment là, se trouvait en visite à Bordeaux, Hippolyte Larrey, chirurgien éminent, membre de l’Académie de médecine, fils du célèbre Dominique, chirurgien de la Grande Armée. Celui-ci conclut que ce tétanos était secondaire uniquement à la technique chirurgicale de la castration, ce qui dédouana Oré.

Deux bordelais, Martial Lanelongue et Eloi Dudon, perdirent chacun un patient de phlébite avec « décès brutal et inopiné ». Une autopsie fut réalisée chez celui du 1er, toutes les veines piquées étaient thrombosées jusqu’au niveau du ventricule droit et des branches de l’artère pulmonaire. Cette fois-ci, il fallut bien se rendre à l’évidence et l’on conclut que ce n’est pas le tétanos qui a tué ce malade, mais bien le traitement : les injectons de chloral ! Cependant on se gardera bien de le condamner, on remit à plus tard cette question, en attendant d’avoir d’autres expériences… Lanelongue envoya son observation à l’Académie et Oré répliqua, qu’en fait c’était de la faute de son collègue, qui n’avait pas bien suivi la procédure en injectant le produit trop lentement, son séjour dans la veine périphérique s’éternisant a provoqué coagulation, irritation et la phlébite mortelle.

Cruveilher, de l’hôpital Saint-Louis, n’arrivait pas à obtenir l’anesthésie, jusqu’à ce qu’il se rende compte qu’il avait injecté à côté de la veine avec à la fin, nécrose de la zone piquée. Il reprocha à Oré de ne pas lui avoir donné assez d’explication sur la technique de l’injection intraveineuse et objecta qu’il était plus sur de dénuder la veine à cathétériser. Oré répondit que « s’il fallait, à chaque injection, dénuder, on y arriverait plus ».

Toujours à Paris, Verneuil eut plusieurs décès par phlébites. Vulpian se plaignit que ses patients présentaient des hématuries. Oré lui répliqua qu’elles étaient dues au froid régnant dans les hôpitaux et à la mauvaise hygiène des malades et de l’atmosphère.

Victor Deneffe et August Van Wetter, de l’université de Gand, en Belgique, très intéressés par cette technique s’étaient lancés à leur tour. Leur 1ère intervention eut lieu en juin 1874, l’extirpation d’une tumeur cancéreuse du rectum. L’ablation se fit à l’écraseur de Chassaignac, le curage avec les ongles et l’évacuation au doigt. L’opération dura 16 mn, mais il fut impossible de réveiller le patient : « l’électrisation des nerfs pneumogastriques et de quelques-unes des parties du corps, les flagellations avec un linge mouillé, les vapeurs ammoniacales, l’ingestion de quelques cuillerées d’eau fraîche ou de vin de Porto, tout fut impuissant contre le profond sommeil dans lequel était plongé l’opéré ». Il dormit 12h et resta somnolent 48h mais survécut. Ils eurent moins de chance en décembre. Ils perdirent un patient d’un arrêt cardiaque brutal au cours d’une opération de la cataracte. Une « réanimation » fut tentée à l’aide d’application du courant électrique, comme pour le réveil, mais l’appareil tomba en panne, ce qui permit de disculper le chloral, au moins partiellement... le coupable principal étant cet appareil défectueux.

Les attaques

Cette nouvelle technique suscita d’emblée, dès le 1er rapport d’Oré à la Société de chirurgie, les plus vives critiques, frisant même parfois l’agressivité. Il faut dire qu’effectivement, la technique n’était pas sans risque et qu’Oré, bien qu’enthousiaste, n’était pas toujours de bonne foi.

Verneuil : « il est impossible de laisser passer l’affirmation de M. Oré qui déclare n’avoir jamais vu se former de caillots à la suite des injections de chloral dans les veines ».

Forget : « quel étrange spectacle de voir injecter dans les veines d’un malade un médicament dont les praticiens utilisent la propriété coagulante pour la guérison des varices. A Paris, les morts s’accumulent ! en est-il autrement à Bordeaux qu’à paris et pourquoi M. Oré déclare t-il inoffensives chez l’homme les intraveineuses que Vulpian qualifie de dangereuses chez les animaux ? ».

Un dénommé Fano le prit à partie : « existe t-il une société protectrice des hommes ? »

Cependant, le plus dur restait à venir. Et cela ne tarda pas. Dès la séance du 13 mai 1874, par la voix d’un de ses membres : M. Le Fort, la société de chirurgie répondit plus qu’agressivement : « d’accord pour les intraveineuses de chloral dans le tétanos car on a rien d’autre, mais, je m’élève avec indignation contre les idées et une pratique (substituer le chloroforme au chloral intraveineux) qui ne peuvent prendre leur source que dans un mépris profond de la vie humaine ».

Cette apostrophe terrible marquera Oré, mais son esprit combatif reprit vite le dessus et il répondit du tac au tac : « Il est bien entendu que je resterai sur le terrain des objections sérieuses sans chercher à relever une certaine accusation d’inhumanité, qui, tombé du haut d’une tribune académique a pu m’étonner, mais ne saurait m’émouvoir ni m’atteindre. Cette accusation n’ayant aucun intérêt scientifique, je passe devant elle sans m’y arrêter ».

Puis il reprit son argumentation depuis le début.
Mettant en avant :

* le patronage du professeur Bouillaud, gage se sérieux.
* ses nombreuses expériences animales : « n’étais je pas autorisé à agir ainsi ? N’étais je pas autorisé à conclure de l’animal à l’homme. Le physiologiste n’a le droit de sacrifier les animaux qu’à condition de réaliser des applications utiles à l’homme ».
* les avantages de sa méthode : abolition immédiate des mouvements et de la sensibilité, sommeil profond, stabilité de la respiration. Et puis :, n’est ce pas la « pouvoir doser l’anesthésique, faire durer son action tout le temps nécessaire et supprimer cette action à volonté solution du problème de l’anesthésie chirurgicale ?... »
* réfuta les objections : « la phlébite ? Il est démontré que la piqûre d’une veine est tout a fait inoffensive. Ce sont des plaies sans gravité qui guérissent spontanément. La preuve, les saignées sont rarement compliquées de phlébite et ni mes études animales ni mes observations chez l’homme n’ont provoqué de phlébites. Tout au plus consent-il à admettre que le chloral a un pouvoir pro-coagulant, mais aussitôt de dire qu’à l’avenir, il suivra les conseils de Vulpian, de diluer plus encore ses préparations de chloral, de le « désépaissir »…

Finalement, en dehors de Gand, cette technique disparut progressivement dès le début de 1875. Oré reçu pas moins de 2 blâmes solennels de l’Académie de Médecine, comprit que les intraveineuses de chloral n’étaient pas encore au point et déçu, démissionna de son poste de chirurgien de l’hôpital Saint-André le 31 décembre 1874.

Le chloral fut oublié puis « redécouvert » en 1922 par un chirurgien de l’hôpital Saint-Joseph à Paris, François Leuret. Il eut l’idée de rajouter, suivant la méthode de conservation du sang à transfuser, du citrate de soude au chloral pour en supprimer les effets néfastes, hémolyse, coagulation, embolie pulmonaire et toxicité cardiaque qui, à l’époque, eurent raison d’Oré, de plus l’asepsie était maîtrisée. En effet, les chirurgiens cherchaient une alternative au chloroforme, trop dangereux et à l’éther, trop désagréable. L’affaire passionna les bordelais qui y voyaient la résurrection d’une « technique maison ». Le professeur Papin, chirurgien à Saint-André fit faire une thèse avec une vingtaine de cas. Le seul problème qu’ils n’avaient pas réussi à régler étaient la durée de la narcose, qui avoisinait 24h...

Tout ceci était prometteur, malheureusement, les 1er barbituriques pointaient leur nez avec l’Evipan de la firme Bayer. Le chloral était encore utilisé dans les années 1950 en obstétrique et en novembre 2001, la pharmacie des hôpitaux de Bordeaux nous informait, par une note, que l’hydrate de chloral, sous forme de sirop, n’avait plus qu’une seule indication : la préparation de certains examens chez l’enfant, nécessitant une immobilisation totale, en dose unique et sous surveillance en milieu spécialisé

Qui était Cyprien Oré ?

Pierre-Cyprien Oré est né à Bordeaux le 15 février 1828. En 1850, élève à l’école de médecine, puis interne des hôpitaux de Bordeaux, il sera l’élève d’Elie Gintrac, grand nom de la médecine bordelaise et « père » de la future faculté de médecine. Il soutiendra sa thèse à Paris en 1852 et sera chirurgien à l’hôpital Saint-André. Professeur de physiologie à l’école préparatoire puis à la nouvelle faculté de médecine de 1860 à 1878, il sera à son tour « le patron » , en particulier de Léo Testut qui lui gardera une grande admiration. Ses travaux de recherche expérimentale porteront sur le rôle de la moelle épinière et du bulbe sur la motricité et la sensibilité. Un autre travail, plus étonnant, lui apportera la notoriété. Alors qu’il était interne, il remarquera, lors de l’autopsie d’un homme mort d’une ascite, que la veine porte oblitérée n’empêchait pas la voie biliaire de se remplir de bile et ce, contrairement aux conceptions physiopathologiques de cette époque… Il reprendra ce travail en 1856 et le démontrera par une expérience spectaculaire. Pour cela il réussit à ligaturer la veine porte de 5 chiens et à les amener vivants à Paris. Le voyage se fit par le train, ce qui était en soi déjà un exploit. La ligne Bordeaux-Paris avait 3 ans d’existence et le trajet se faisait en un peu plus de 13 heures. Dans le laboratoire de l’Académie des Sciences, devant le grand Claude Bernard incrédule, il sacrifia les 5 bêtes et fit sa démonstration.

Hormis l’étude du chloral, Oré s’intéressera, à partir de 1860, de très près à la transfusion sanguine. Il passera en 1865, un doctorat es sciences dont la thèse sera consacrée à ce sujet. Il en précisa les indications : les hémorragies de la délivrance ou de la chirurgie. Jusque là, il était dans le vrai. Mais où ça se complique, c’est dans les conceptions physiopathologiques : persuadé que l’on peut transfuser un sang de l’animal à l’homme. Il fit de très nombreuses expériences sur les animaux puis appliqua sa méthode à l’homme. Il décrivit avec précision les complications : frissons, lombalgies, céphalées, vomissements fièvre et hématurie avec, à la clé, décès quelques heures ou jours plus tard. Oré ne fabriqua pas moins de 5 appareils à transfusion dont pour l’un d’eux, on amorçait le débit de sang du donneur en aspirant avec la bouche comme on amorce le siphonnement d’une barrique de vin ! Certains à Bordeaux étaient toutefois septiques sur les résultats et préféraient « laisser au temps » de faire son œuvre de régénération des globules rouges, aidé par « un régime tonique et du repos ». C’est en 1876, à la suite de la mort d’un jeune homme « pellagreux » par « congestion pulmonaire » imputées à une transfusion, qu’Oré cessa de s’en occuper. On a eu dit dans les milieux bien informés de la médecine bordelaise qu’en fait, il aurait cessé cette pratique à cause du décès de son fils, justement des suites d’une transfusion…

L’homme était vif, volontaire et tenace, qualités qui lui servirent pour encaisser et répondre aux attaques dont il fut l’objet : « il foulait aux pieds tous les obstacles de façon radicale en véritable conquérant ». Intelligent, charmeur et éloquent, ses cours étaient animés et très suivis. Un peu touche à tout, collectionneur, amateur de peinture, de céramiques, d’architecture, poète, on prétendait que « ses vers avaient le talent de toucher le cœur des dames... ». Un temps membre du conseil municipal de Bordeaux, il reçut la Légion d’Honneur.

Quoiqu’il en soit, les échecs et les attaques à propos de ses travaux, associés à des soucis familiaux, le décès de ses 2 fils, eurent raison de lui et il démissionna de son poste de professeur en 1878. Il continua d’exercer pendant 10 ans comme simple médecin anonyme, et mourut à 61 ans le 4 septembre 1889. Il n’était pas complètement oublié des bordelais car ses obsèques furent suivis par une foule considérable et relatées par la presse. Un siècle plus tard, le journal « Sud-Ouest » commémorait la « découverte de l’anesthésie intraveineuse par Cyprien Oré » par un petit entrefilet noyé aux milieux des faits divers.

En conclusion, on peut citer cette réflexion, qui traduit son amertume, mais qui est si vrai... « au lieu de déblatérer contre la méthode... ne serait-il pas plus raisonnable, plus scientifique, plus confraternel... d’expérimenter sérieusement. Ah ! s’il en était ainsi, je reste bien convaincu que les adversaires de la veille deviendraient les enthousiastes du lendemain ».

Bibliographie

- DELPERIER A : histoire des 1er anesthésies intraveineuses, thèse n°34, Bordeaux 1968, p13.
- DENEFFE et VAN WETTER : anesthésie par injection intraveineuse de chloral selon la méthode du professeur Oré, ablation d’un cancer du rectum, Le Bordeaux Médical, n°27, 1874, p215-16
- FERRE, rubrique Oré, livre des biographies, Archives municipales de Bordeaux, 1889, p479-80.
- LESFARGUES-LAGRANGE A : Nos médecins bordelais, 2° série, Archives municipales, p25.ORE : de l’anesthésie produite chez l’homme par les injections de chloral dans les veines, Le Bordeaux Médical, n°10, 08 mars 1874, p 74-75.
- ORE : des injections intraveineuses de chloral. Association Française pour l’avancement des sciences. Ed. Baillère, 1873.
- ORE : anesthésie chirurgicale produite par l’injection intraveineuse de chloral, note à l’Académie de Chirurgie, Le Bordeaux Médical, n°18, 1874, p146.
- ORE : Etudes cliniques sur l’anesthésie chirurgicale par la méthode des injections de chloral dans les veines, éd. Baillères et fils, 1875.
- RIOUX G : l’anesthésie chirurgicale par les injections intraveineuses de chloral citraté, thèse Bordeaux, 1924, n°125
- SABATHIE M and DELPERIER A : the first intravenous general anesthesia in the world, Acta Anoesthesia Belgica, n°3, october 1974, p 303-306.