La clinique para-anesthésiologique laisse cette situation incertaine : hypotonisant musculaire il facilite l’adaptation au respirateur sans procurer la commodité paralysante des curares, concurrent cliniquement efficace du Penthotal pour la protection cérébrale (anti-œdème cérébral et piégeur de radicaux libres chez l’animal) il ne suscite aucune étude comparative qui définisse objectivement son domaine d’emploi, hypothermisant et inducteur d’une épargne protidique, il apparaît alors que l’hibernation artificielle n’est plus de mise et que l’alimentation entérale et parentérale entre dans la pratique clinique.
Apport incontesté à l’anesthésie des césariennes, créateur, sous-utilisé, d’un confort de l’anesthésie locale et loco-régionale, élément dépassé de l’anesthésie en hôpital de jour, le GHB, peu soutenu par le laboratoire pharmaceutique qui le commercialisait — à bas prix — sans en détenir le brevet, qui craignait d’éventuelles crises convulsives et qui redoutait une consommation abusive, s’efface lentement de la scène opératoire après un succès d’estime et de curiosité.
Quarante ans après sa découverte, une revue des publications de la dernière décennie amène à confirmer le rôle physiologique de ce métabolite auquel est supposé un récepteur spécifique, à en préciser les données pharmacologiques, en particulier la création d’un modèle d’absences épileptiques chez l’animal, à s’étonner de la surprise des urgentistes anglo-saxons devant les conséquences parfois mortelles de sa manipulation sauvage par des culturistes (inducteur d’hormone de croissance) et — promue sur Internet — par des toxicomanes ; elle conduit, en conclusion, à en rappeler l’intérêt clinique, comme un auxiliaire de réanimation plus que d’anesthésie.

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